dimanche 18 décembre 2011

Monster Ship TK Dramen



Le cargo rouillé immatriculé à La Valette (vrai con Maltais) s'était échoué sur une plage de Bretagne, suite à une jolie tempête d'hiver. Il avait appareillé, équipage la peur au ventre et armateur envoyant messages incendiaires afin qu'il quitte sans tarder le port. L'avis de gros temps, de danger imminent n'y avait rien fait. Les lois inappropriées ne permettaient pas d'interdire à cette outre à gasoil perçable de se voir clouer à quai.
L'idée de pollution des côtes n'était pas plus grosse qu'un boson de Higgs dans le spectre mental de ceux qui attendaient leur cargaison.
Le navire trônait, assez majestueusement, sur la plage de sable.
Le deuxième jour, il y eut bien une manifestation des écolos, des surfeurs et des gens du coin, qui craignaient que les huîtres de Noël n'offrent le choix qu'entre le goût Diesel ou Sans Plomb 98. Mais la maréchaussée veillait au grain et tout le monde fut tenu à distance.
Heureusement, car dans la soute 1, les 350 Bakouchistanais clandestins commençaient à appeler au secours, mourant de soif et de faim.
Pas de bruit dans la soute 2, le maïs OGM étant par nature assez silencieux. Tout comme les 30 sachets de poudre blanche dissimulés dans la salle des machines. 500 montres Ralex bien imitées attendaient au chaud dans 3 valises et l'armoire personnelle du second.
Et la dernière cale ? Elle était encore tellement radioactive à cause du petit colis transporté la dernière fois qu'on n'osait plus rien y mettre (pour le moment).
Mais à part cela tout était au mieux dans le meilleur des mondes pour un petit naufrage.
Les assureurs envoyaient des salves de lettres recommandées, montant aussi haut que les vagues se brisant sur le grand phare qui éclairait, de nuit, d'un rayon faible et intermittent le vieux rafiot. 


 

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