lundi 18 juin 2012

Cul de chance

L’invention de Bill T. Swindon est entrée dans l’Histoire et nous permet de La comprendre dans ses moindres détails.
Bill, informaticien à temps partiel et célibataire à temps complet, souhaitait capter les sons émanant des ébats sexuels de sa voisine, Mlle. Beth Lindströmm. Elle habitait dans la maison en face de l’immeuble où il louait un studio à la peinture défraîchie, à 50 yards précisément.
L’été, elle rentrait chaque samedi avec un nouvel amant. Swindon l’espionnait derrière un rideau mal repassé. Il avait essayé divers micros tels ceux qui capturent le chant des oiseaux mais sans résultat satisfaisant.
Décidé à enregistrer de façon plus nette des scènes dont il n’entendait que des morceaux prometteurs, il bricola un appareil, mélange d’oscillateur, de micros sensibles, de résistances japonaises, de capteurs infrarouges et des restes d’une tablette informatique 3D. Doué en soudure et en bricolage, il dirigea enfin ses antennes vers la fenêtre ouverte de sa voisine, attendant son retour de soirée. Nous étions dans la nuit du 5 au 6 Août 2023. Il faisait chaud. Ayant bu plus de Téquila que de coutume, il s’endormit épuisé, le front sur une pizza froide. La belle ne rentra qu’à 04H32.
Il avait appuyé sur »REC » et des données sonores furent captées.
Le lendemain, vers midi, après 2 aspirines, il écouta, tendu, les enregistrements. Interloqué, il ne reconnut pas ce qu’il entendit et mit du temps à comprendre ces sons un peu flous.
Il s’agissait des faits et gestes qui s’étaient déroulés dans la maison voisine dans la nuit du 5 au 6 Août 1983.
Il perfectionna sa machine, la fit breveter.
Désormais, il nous est possible de savoir ce qui s’est passé à une date donnée, dans un endroit précis, pourvu que l’on règle assez finement son Chronomonophone ©!

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