lundi 17 septembre 2012

Nowhere

Samedi, je vais au vidéoclub et loue un DVD. Cela commence mal : le vendeur efflanqué me dit : «  votre crédit de 14 euros n’est plus valable après ce soir ; on a été rachetés par le Siège, maintenant c’est la formule obligatoire d’abonnement à l’année, blablabla.. » Suit une diatribe d’où il ressort que mes 14 euros sont perdus, car je ne veux pas m’abonner à l’année, ni payer une caution, etc…  
Moralité : quand on se fait …mettre, c’est souvent par le Siège. Adieu, donc Vidéo Futur, vous n’aurez pas mon RIB ! J’avais emprunté Somewhere de Sofia Coppola, pensant y trouver la grâce de Lost in Translation, ou la finesse colorée de Marie-Antoinette. Film primé par un Lion d’or à la Mostra de Venise 2010.
Bim ! Le syndrome Holy Motors ou Il était une fois en Anatolie !
Piégé, votre serviteur… (qui l’avait prémédiqué à son épouse avec effets de manche et commentaires)
Du vide, du rien, de la prétention stratosphérique, du pipotron arty, un scénario qui tient sur un ticket de métro, sans attaquer la piste magnétique au milieu. Il  se passe pouic et on devrait applaudir ? Dialogues ridicules, poses infantiles, clichés argentiques et ennui sans fond. On a tout compris au bout de 2 minutes 32 et le film fait 1h48. Des scènes d’une effarante banalité se succèdent, il nous est donné à voir du quotidien tristounet (cuisine, auto qui roule, fifille à son papa qui fait du patin à glace, etc.) que l’on voudrait nous faire passer pour des épiphanies ?
Non seulement, ce vidéo club m’a empapaouté de 14 euros et en plus la fille de celui qui a réalisé le Parrain me vend de l’air au prix du Champagne ?
Dans mon oreillette, j’entends un message : « Le lion dort à la Mostra de Venise, mais quiconque le réveillerait se fera mettre par le Siège ».
Stay cool, it’s a robbery !

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