vendredi 25 mai 2012

Famous de canard

L’autre nuit, vers 03h35, je m’interrogeais sur les artistes en tout genre.
Devenir célèbre, est-ce mérité ou injuste ou écrit dans un grand livre dont les pages sont tournées  paresseusement par une divinité cruelle mais quand même belle, avec des yeux qui lancent des éclairs ? Vous lisez un poème de Rimbaud, écoutez les Clash ou Debussy à fond dans votre 2 pièces et votre Peugeot d’occasion ou regardez pensivement une sculpture de Picasso et  vous dites : « mince, j’aurais pas pu faire pareil ! »
Tous ceux qui passent à la postérité ont-ils vraiment plus de talent, de fond et de classe ? Non ! Hurlerez-vous, songeant à des individus surcotés, et Oui ! Répondront d’autres listant uniquement des noms qui ne souffrent pas le débat.
Moi qui suis du côté des inconnus notoires, je peste, reconnaissant modestement la force de l’œuvre de ceux que j’admire. Mais quid de certains qui auraient été des lumières, des stars potentielles et qui sont restés dans l’ombre la plus noire ? Des pépites jamais remontées à la surface, est-ce possible ? Rimbaud jamais publié. Picasso qui finit professeur de dessin aigri à Malaga, accrochant son guidon de vélo à une selle et tout le monde s’en tape. Les Clash restés dans un garage jusqu’à 50 ans puis piliers de pub à nez rouge. Debussy, né à Saint-Germain en Laye, qui y reste et devient marchand de céramiques et poteries comme son papounet.
Allez, j’arrête de m’interroger naïvement. La divinité cruelle mais quand même belle, avec des yeux qui lancent des éclairs au chocolat a tout prévu, n’oublie rien, ne manque pas de pointer son doigt qui lance des éclairs au café vers ceux qui le méritent.
Et puis, bon, vous savez, il y en a qui ont  du talent ET de la chance dans la vie !
Rendors-toi, me dit une petite voix à 03h49.

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