dimanche 15 juillet 2012

Holy Motors : attention chef d'oeuvre


Ce titre est un faux-ami. Une chausse-trappe, un piège, une embuscade sanglante des Spartiates contre les Perses.
Mon opinion sur le film de Leos Carax est toute autre, car je n'ai pas , mais pas du tout aimé ce film. Mon humble avis (et je vous le donne gratuitement) est le suivant : ce trop long-métrage est décousu, prétentieux, fatigant, glauque, malsain et déplaisant. Du n'importe quoi à l'état pur, du je m'en foutisme en roue libre. Denis Lavant est un formidable acteur certes, mais quid de cette succession de scènes poético-artisto-mélancolo-alcoolo ? Je crie à l'escroquerie intellectuelle, vous savez le syndrome « Festival d'Avignon In » ! Ces pièces incompréhensibles en néerlandais de préférence où des acteurs qui vous méprisent se roulent en hurlant sur des matelas souillés, entourés par des poules lâchées sur scène, tandis qu'une caméra attachée sur le dos d'une tortue filme des images aléatoires diffusées sur écran géant, alors qu'un joueur de cornemuse s'époumone pendant dix minutes interminables en émettant une note unique et stridente. Ne faites pas la moue, tout ce que je viens de décrire est rigoureusement authentique.
Revenons à Holy Motors.
Les critiques parisiens de mes hebdomadaires préférés ont a.d.o.r.é., mis 5 étoiles, le bonhomme qui rit, des « plus plus » dorés en masse.
D'habitude, on est d'accord, là je suis très fâché avec leur jugement idolâtre. Cela m’arrive fois par an environ. Je suis un vert pâle en sortant de la séance, et en plus j'avais convaincu ma chère épouse de venir avec moi, au détriment d'une bonne vieille comédie que nous aurions adoré tous les deux.
Tout comme pour « Il était une fois en Anatolie ». Ah, vous n'avez pas vu ce film ?
Un véritable chef d’œuvre, je vous assure !


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