mardi 2 octobre 2012

Grand slam de la panne

Allez, allez, j’ai pas d’idées.
Ch’ui en panne, encrier sur la réserve, il me faut un re-fioul, un passage frontal chez Total, un coup de benzène chez Gégène. Total recall, faudrait me réviser, mes circuits sont flashés, chez Darty périmés. SAV ou ça veut pas, garantie fatiguée, le temps est écoulé. Tu sais ch’ui pas Conrad, juste un peu con, bien en rade. Allez, allez, j’ai pas d’idées, il me faut dérider. Décider, décaler. Là tu me vois décalqué. Comme la moule marinière, rayée et DCD, noyée dans son vin blanc, toute molle contre les frites.
En rade de best, au large du top, dérivant parmi les récifs et les vagues. Inspiration claquée, un pneu dégonflé, les autres sans pression. Cornerstone ou Firestone ? Y’a pas d’Goodyear : C’est pas la bonne année, Allez, allez, j’ai pas d’idées. Limite à mettre en bière, exquis comme un cadavre, rigor mortis pour mes pensées.
Sers-moi donc une verveine, j’ai plus la verve, j’ai pas la haine. Façon Elvis comme à Vegas, bouffi, ballot, j’trouve plus les mots. Allez, allez, j’ai pas d’idées, le courant est coupé, on en perd la révolte. Les ohms, ma flemme, tout est grillé, les fusibles ont sauté. Même au ciel, c’est délavé, les orages sont passés, bonjour sérénité. Pas d’éclair dans la nuit chaude, pas d’orage contre la machine, le tempo s’est calmé, le binaire peut s’arrêter.
Allez, allez, j’ai pas d’idées, mon cortex est torché, le trop plein a fuité. Bashung, tu m’as quitté, Biolay tu t’es barré, mais où est Lavilliers ? Quand je pense à Hugo, à Rimbaud, à Dolto, ça me donne le tournis, dans les jambes des fourmis. Voltaire jamais crevé, Verlaine jamais couché et ma pomme déjà ridée ?
Allez, allez, j’ai pas d’idées, va falloir cravacher, réveiller. Secouer l’clavier, car l’azerty en vaut 2.         

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