lundi 29 octobre 2012

Leurre d'hiver

Chaque année ils nous la ressortent du chapeau mou. L’heure d’hiver ? Berk.
Lâchez-nous donc avec ce changement d’heure pénible, irritant, raplapla, moralisateur et hérité des années ’70.
Déboule une nuit d’encre à des horaires qui font passer Paris centre pour Enontekiö (Nord Finlande, à 2 coups de traîneau de la frontière norvégienne) à partir d’un moment antérieur à l’heure du thé au 10, Downing Street.
Horreur, malheur. Vous êtes au bureau, vous sortez étourdi d’une deuxième réunion post-déjeunatoire, vous regardez par la fenêtre et pif, c’est cuit. Ambiance de panne de courant au dehors.
En ces dispensables mois qui se terminent par le sinistre son « bre », vu que la luminosité ambiante est égale à celle régnant dans une cellule ukrainienne (pour ceux qui on a la chance d’avoir une meurtrière), que l’on soit dans le gris foncé ou le noir Soulages, c’est du pareil au même, non ?
Je m’interroge. Si les plantes encore vertes à pareille époque sont supposées exister via la photosynthèse, doivent-elles alors leur survie aux lueurs de génie qu’elles auraient capté chez quelques rares êtres humains qui les frôlent parfois de leur présence tellurique ? Parce que, côté rayons, le soleil est passé chez Merkel, il connaît l’austérité et le sourire est une option payante. L’astre divin est aux abonnés absents, il frétille mais derrière les nuages, il nous fait le coup de la panne. Non seulement il apparaît moins souvent que Prince dans son fan-club d’Utjoski (Finlande, 200 km encore au Nord d’Enontekiö), mais en plus on lui donne des horaires de retraité sous Lexomil, déjà en apnée après le deuxième tour de chiffres, alors que Madame Leblanc vient de trouver 587, avec des combinaisons de 75 fois 8 et de 5 moins 2.
Comment voulez-vous y voir clair ?    

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