jeudi 11 octobre 2012

On doit vérifier

A la fin, qui êtes-vous ? Non, une carte d’identité n’est pas une preuve. Comment savoir si vous n’êtes pas un autre qui se fait passer pour vous, hein ? Ne faites pas le malin, parce que ce type dans la cellule d’en face vient aussi de nous dire qu’il est vous. Votre compte est inexistant sur le Réseau, le téléphone que vous nous donnez n’est plus attribué. Et l’hôtel où vous étiez hier ? Remarquez que cette chaîne n’existe pas, c’est une appellation inconnue. On a vérifié aussi, il n’y a pas de 34, La Corniche à XX sur YY. La rue s’arrête au numéro 32. Bête, hein ?
Vos poches ont été vidées quand vous dormiez ? Vous n’avez pas dormi, la caméra 2 vous a filmé tout ce temps. Comment ça, un mauvais rêve ?
Et là…on rêve ce qu’on vit ou bien on vit un rêve ? Comment savoir ? Allez ho, on se réveille ! Allez avouez, vous êtes coupable ! J’ai votre dossier en hologramme, c’est pas tout rose.  
Mais comment, de quoi ? Mais, de fringrerie bijectale aggravée ! Vous prétendez ne pas savoir ce que c’est ?
Vous entourniguez des vissures, vous frénézez dans un bar, et deux schmukeurs sont touchés aux ballotinets. On a des enreugues de tout ça ! Vous faites encore l’innocent ? La pauvre Fammabarbe à qui vous avez klossaqué le champouniaque ? Dans le Bharaminne de la rue des Kraddokes ? 1 an d’arrêt tabakadolique et une infectionnarte du pelvémort ! Vous êtes du genre « connu de services de police », mon garçon.  
Si vous plaidez coupable pour les vasectatamis orientés Sud sur Dame Guicherie et vous vous retranchez dans le registre hallussinot rapport à la prise de cocostasie par voie subopticale, à la limite vous faites 55 parsecs dans le bagne de Kandahor et vous échappez à l’évissérature à chaud.
Mais d’ici là, vous devrez nous dire qui vous êtes, bordel !  

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